Commentaire du mois de novembre Frère François Emmanuel

Voici le commentaire du frère François Emmanuel pour le mois de novembre A méditer et n’hésitez pas à le diffuser
Bonne journée
Méditation de décembre 2017
« Heureux les pauvres de cœurs, le Royaume des cieux est à eux. »
Le mois de novembre a commencé dans la joie avec la grande fête de la Toussaint. Fête de l’Espérance qui nous oriente déjà vers le Ciel et la vie éternelle de bonheur. Les saints nous invitent à suivre le Christ pour que nous puissions les rejoindre un jour. Car dans l’évangile de ce jour, Jésus nous as donné les béatitudes qui sont autant de chemins de bonheur. « Heureux les pauvres de cœurs, le Royaume des cieux est à eux. »
Cette première béatitude est au présent car elle nous permet de vivre déjà de quelque chose de ce bonheur que nous vivrons un jour en plénitude. Oui heureux maintenant les pauvres de cœurs.
Il y a donc un chemin de bonheur qui nous est proposé et ce chemin c’est Jésus lui-même : « Je suis le chemin, la vérité et la Vie » Jn 14,6
Le 2 novembre nous avons commémorés tous nos frères et sœurs défunts. Nous avons un devoir de mémoire envers ceux que nous avons connus. Notre prière peut leur obtenir l’entrée dans la Gloire de Dieu. Il est bon aussi d’aller au cimetière pour se recueillir sur la tombe d’un être cher. C’est un acte fondamentalement humain.
Une famille rencontrée dans un cimetière me disait sa désolation de ne pas pouvoir honorer leur maman défunte parce que ses cendres avaient été dispersées comme elle le désirait. Ils voulaient mettre des fleurs sur sa tombe comme cela se fait depuis toujours. Mais, ou les mettre ? Il n’y a même pas une simple plaque avec son nom dessus. Ils n’avaient pas pensé qu’ils ne pourraient plus accomplir ce geste.
Ne pas avoir un lieu où reposent nos défunts est inhumain. On risque d’oublier de prier pour eux. Pourtant, même le soldat inconnu à son monument !
Et n’oublions pas de prier pour les enfants conçus et qui n’ont pas pu naitre. Ils font aussi partie de notre famille et, si nous les offrons au Seigneur, ils pourront être pour nous, de puissant intercesseur auprès de Dieu.
Prier pour les âmes du purgatoire est un acte de charité. Ainsi lorsque ce sera notre tour d’entrer dans le Royaume de Dieu, ils seront les premiers à nous accueillir.
Fr François Emmanuel csj

Méditation frère François Emmanuel « Octobre « 

Méditation d’octobre 2017

En ce mois du rosaire il est plus qu’urgent de se tourner vers Marie. Surtout que ces jours-ci la vie humaine est de nouveau menacée par des projets de lois ou des directives qui veulent rendre légale le droit de tuer les plus fragiles d’entre nous, que ce soit par l’avortement ou par l’euthanasie. On sait que depuis que la loi sur l’euthanasie des enfants a été votée, il y a eu 2 cas d’euthanasie sur mineurs en Belgique. Certains s’en sont réjouis. Mais comment en peut-on se réjouir de la mort d’un être humain ? Dans le cas de l’avortement, on ne s’intéresse pas à l’enfant, on le ne nomme même plus. L’enfant est vu comme un gêneur, il est considéré comme la cause de tous les maux et dont il faut se débarrasser au plus vite pour le bien de tous.
On prétend ainsi aider une mère dans la détresse en l’autorisant à avorter, et on ne lui parle presque jamais des conséquences de l’avortement, des souffrances qu’elle devra endurer durant de longues années, voire toute sa vie. Seul la conversion au Christ pourra leur permettre de recevoir la miséricorde du Seigneur et les aidera à continuer de vivre réconciliée avec leur enfant avorté et avec Dieu.
Pour l’euthanasie, au lieu de développer des soins palliatifs et d’aider la personne à s’acheminer vers sa fin naturelle, on veut écourter sa vie, sous prétexte de supprimer la souffrance, comme on achève un animal qui souffre.
Voici ce que déclarait le supérieur général des Frères de la Charité :
« Le Pape Jean Paul II parlait d’un glissement d’une « culture de vie » vers une « culture de mort ». Certains prétendent que refuser l’euthanasie à quelqu’un qui souffre sérieusement et sans issue est un acte impitoyable. Est-ce que le mot « compassion » n’est pas abusé et infléchi vers le contraire de ce qu’il signifie à l’origine : un acte par lequel on donne une vie meilleure et plus pleine à son prochain ? Est-ce que tuer peut devenir un acte de compassion ? Est-ce que nous ne devons pas plutôt apprendre à donner une place à la souffrance qui nous arrive tous dans la vie, faire tout pour guérir et surtout pour adoucir cela par la présence de prochains qui savent ce qu’est la compassion ? Tout cela n’a rien à voir avec une glorification déplacée de la souffrance, ni avec un acharnement thérapeutique. » (cf . zenit.org du 11 10 2017)
Nous demanderons à La Vierge Marie de nous aider à ne pas nous laisser contaminer par cette culture de mort, et qu’en tant que Mère, elle nous apprenne à respecter toute vie dès la conception jusqu’au terme de la vie naturelle.

Fr François Emmanuel

Méditation :commentaire du mois de septembre

Commentaire de Septembre
Avec la reprise des activités en ce mois de septembre, le Seigneur veut nous aider en nous redonnant sa Mère. Avec la fête de la Nativité de la Vierge Marie et celle de Notre Dame de douleurs, (le 15) au lendemain de la fête de la Croix Glorieuse, c’est un appel à nous tourner vers Marie, Celle qui nous a donné l’auteur de la Vie : son fils bien aimé Jésus-Christ.
La naissance de Marie annonce déjà celle de Jésus, qui est venu pour « que nous ayons la vie en abondance. » Jn 10,10
Dieu veut, par-là, nous insuffler un nouveau souffle pour continuer notre vie et ne pas nous laisser influencer par prophètes de malheur qui veulent soit nous désespérer soit nous endormir dans notre petit monde sans soucis.
Certains disent que chez nous en Europe on est à l’abri de toutes ces guerres, même si régulièrement on entend des attentats dans nos grandes villes. Alors on s’émeut un moment et en fin de compte on reprend ses habitudes comme si de rien n’était.
Et pourtant il y a aussi un combat ici et qui est beaucoup plus sournois parce qu’il se passe dans les salles des parlements. La plupart des gens ne sont au courant de rien de ce qui se trame actuellement. Le Comité des droits de l’homme de l’ONU est en train de réviser le droit à la vie dans le but d’imposer à tous les États la légalisation de l’avortement, du suicide assisté et de l’euthanasie au nom même du droit à la vie ! On est tombé dans l’absurde : comment peut-on à la fois demander le droit de supprimer la vie d’un être humain et en même temps vouloir respecter le droit à la vie.
Ce qui paraissait impensable et contre le bon sens il y a 10 ans, va devenir non seulement un droit mais devoir sous peine de sanctions. L’enfant conçu dans le sein de sa mère n’a plus le droit de naitre, il est livré au bon vouloir du législateur. Dans notre société ou on a l’habitude de faire taire sa conscience et de ne rien dire face au scandale de ces lois iniques, qui osera aller à l’encontre de ces lois ? Qui élèvera la voix pour rappeler que la vie est sacrée dès le premier moment de la conception jusqu’à la mort naturelle ?
C’est ce que ne cesse de dire l’Eglise et le pape François. « La vie humaine est sacrée et inviolable. Le droit civil repose sur la reconnaissance de ce droit à la vie, « primordial et fondamental » et « qui n’est subordonné à aucune condition ni qualitative, ni économique, ni idéologique…L’avortement ou l’infanticide sont des crimes abominables. » Pape François le 11 avril 2016.
Mais la majorité du Comité avait décidé en mars 2016 de retirer toute référence à l’enfant, estimant, selon l’une de ses membres, « qu’il n’apparaissait pas nécessaire de mentionner le droit à la vie du fœtus », comme si la vie humaine ne commençait qu’avec la naissance !
Le pape continuait : « Protéger la vie, à toutes ses phases, avec courage et amour »
« Il incombe aux chrétiens de témoigner toujours pour protéger la vie, à toutes ses phases, avec courage et amour. Je vous encourage à le faire sans cesse en montrant votre proximité : que chaque femme se sente considérée comme une personne écoutée, accueillie, accompagnée. »
Oui la miséricorde de Dieu est grande pour le pécheur qui se repend et se détourne de ses actions mauvaises, mais s’il refuse cette surabondance d’amour en se détournant de Dieu il en souffrira pendant longtemps.
Alors choisissons le chemin de vie que Dieu nous trace et prenons Marie pour Mère et bien vite la joie nous sera donnée.
P. François Emmanuel

Méditations du mois d’aout -Pa le frère Francois Emmanuel

« La princesse est menée vers le Roi. Elle entre dans son palais. »

En ce 22 aout nous fêtons la Vierge Marie Reine. C’est vers elle que nous tournons nos regards spécialement lorsque nous sommes en détresse. Marie a connu aussi ces heures difficiles mais elle restait toujours tournée vers son Fils Bien aimé.
Avec cette fête de Marie Reine, c’est toute l’Eglise qui est en fête. Car Marie manifeste la grande victoire de l’amour victorieux de tout mal. Marie est restée fidèle à la Grâce reçue dès son Immaculée conception. Elle n’a cherché qu’à faire en toutes choses la volonté de Dieu.
Et c’est maintenant son Fils Bien aimé qui la couronne comme Mère et Reine du Ciel et de la terre.
Elle a mis au monde l’auteur de la vie. Désormais nous savons que tout ce que demande Marie, la Reine de l’univers, elle l’obtient, car Dieu ne peut rien refuser à sa fille Bien-aimée.
Aussi nous pouvons tout lui demander. Dans la vision de l’Apocalypse, elle nous est présenté comme la femme « enveloppée du soleil la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête » Apocalypse 12,1 Aucune éclipse ne saurait éteindre l’action de Marie qui resplendit éternellement dans le Ciel.
C’est déjà la gloire de sa victoire qui nous est montrée.
Sa victoire c’est d’avoir été fidèle jusqu’au bout. Elle triomphe aussi du Dragon qui est le Serpent des origines. Marie peut nous aider à vaincre cet ennemi qui ne cherche qu’à nous perdre et qui sait si bien nous séduire.
Si, par notre péché, nous nous sommes laissé entrainer dans le mal, nous savons qu’elle peut nous arracher au pouvoir maléfique par son intersession.
Tous ceux qui ont eu recours à elle ont été sauvés. Ce que disait si bien St Bernard dans sa célèbre prière du souvenez-vous. Et à Fatima elle annonce déjà la victoire définitive : « A la fin mon cœur Immaculé triomphera. »
Ne doutons pas de sa parole, mais invoquons-la et rendons grâce à Dieu de nous avoir donné une telle Mère.

Fr François Emmanuel csj

Commentaire de juillet 2017 ….frère François Emmanuel

Commentaire de juillet 2017

« Femme pourquoi pleures-tu ? » Jn 20,15

L’an dernier, au cours de l’année de la miséricorde, le pape François élevait la mémoire de Ste Marie Madeleine au rang de fête. Cela veut dire que désormais elle est vénérée au même titre que les apôtres étant elle-même l’apôtre des apôtres. Ce sera le 22 juillet.
C’est une grande joie pour nous qui l’avons pour patronne de notre église, mais aussi pour toute l’Eglise.
En effet son témoignage de vie est toujours plus actuel à en croire les nombreux fidèles qui aiment se rassembler dans les différents lieux où elle est vénérée.
« Femme pourquoi pleures-tu ? » lui demande le Christ, alors qu’elle s’approche du sépulcre pour embaumer son corps au matin de la résurrection.
C’est encore ce que Jésus ne cesse de dire au cœur de toutes les femmes si souvent blessées et déçues comme pouvait l’être celui de Marie Madeleine.
Mais Marie Madeleine a beaucoup aimée Jésus, c’est ce qui lui a permis d’avoir le courage de suivre Jésus jusqu’à la croix.
Auparavant Jésus, dans sa grande miséricorde, l’avait délivrée de 7 démons. C’est pourquoi elle est bien une de celles qui a le plus bénéficié de la Miséricorde divine.
Marie Madeleine représente bien tous ceux et toutes celles qui sont blessées jusque dans leur chair.
L’Ecriture est très pudique sur la vie qu’a menée Marie Madeleine avant que le Seigneur l’ai délivrée de ses démons. Chacun peut se reconnaitre en Marie Madeleine, et tous nous pouvons imiter son grand amour pour Jésus.
Dieu est miséricordieux et il n’aime pas faire étalage de nos fautes passées c’est pourquoi il les efface.
Par contre le démon ne cesse de faire mémoire de nos fautes pour nous désespérer car il est « l’accusateur, celui qui nous accuse jour et nuit devant notre Dieu. » Ap 12,10
Mais nous savons qu’il est vaincu par la victoire de Jésus qui a versé son sang pour notre salut.
Ainsi ceux qui ont recours à la Miséricorde divine échappent au jugement.
Jésus est venu essuyer toutes les larmes de nos yeux, car il est remué jusque dans ses entrailles en nous voyants dans de telles misères.
« Mais le Seigneur aime la vérité au fond du cœur » Ps 50,8
Se reconnaitre pécheur devant lui, qui n’est qu’Amour, est la seule voie du salut et de la joie, parce qu’Il est venu pour nous sauver. Il n’est pas venu pour nous ôter toute joie, bien au contraire. Il est venu pour nous donner la vraie joie, celle de la libération, celle de l’Evangile et c’est lui seul qui peut la conserver et la faire grandir.
Qu’en cette fête de Ste Marie Madeleine, nous n’hésitions pas à lui demander de nous donner son grand amour pour Jésus et qu’à notre tour nous ayons le courage de témoigner de ce que le Seigneur a fait pour nous dans sa grande miséricorde, car beaucoup attendent ce témoignage de nous.

P. François Emmanuel

Méditation mensuel « mois de Mai »

Voici la méditation mensuel du mois par le Père Francois Emmanuel
Commentaire de Mai 2017

« Je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance ! »Jn 10,10

En ce temps pascal ou nous fêtons la résurrection de Jésus, nous nous réjouissons de la victoire de Jésus sur toutes les forces du mal et sur la mort.
La mort désormais n’a plus le dernier mot, car : « La mort a été engloutie dans la victoire. » 1Cor 15,54
Dès lors nous devons faire disparaitre de notre vie tout ce qui nous mène à la mort, et ne pas nous laisser influencer par ceux qui promeuvent une culture de mort. Et les tentations sont nombreuses aujourd’hui.
Il suffit de regarder ce que les média nous déversent à longueur de journée sur nos écrans de télé, ordinateurs, tablettes, smartphones…
Le pape François disait récemment : « Ce n’est pas facile de résister à ces tentations mais c’est possible si nous sommes greffés sur Jésus : ‘Demeurez en moi comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi’ ».
Seul le Christ mort et ressuscité peut nous dire une parole vraie, une parole de qui nous fait vivre.
« Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. » Jn 6,63
Nous avons besoin d’entendre ces paroles de réconfort de la part de Dieu ; mais nous avons aussi besoin de les entendre de la part de notre entourage.
C’est dans les moments de détresse, face à une grossesse in-désirée, que nous avons le plus besoin de quelqu’un qui ne nous mentent pas pour nous faire plaisir, mais au contraire qui nous parle en vérité pour nous libérer des emprises de l’angoisse et du mal. « La vérité vous libérera. » Jean 8,32
Il est difficile d’accepter les conséquences de nos actes car nous ne les mesurons pas toujours avant d’agir. Lorsque c’est la passion seule qui nous pousse à agir, nous sommes désemparés lorsque les effets que nous n’avions pas prévus ou que nous n’avions pas voulu voir, nous tombent dessus. Alors, souvent nous réagissons dans la panique et commettons des actes qui seront encore plus dévastateurs.
Il faut savoir s’entourer de vrais témoins de l’Espérance, qui ne cherchent pas leur intérêt mais notre bien véritable.
N’oublions jamais que notre vie ne s’arrête pas après une faute aussi grave soit elle. Non, la vie continue et nous pourrons rebondir et retrouver joie et espérance, si nous savons prendre le bon chemin.
La vie continue, et Dieu ne nous supprime pas après nos fautes ; aussi ne supprimons pas la vie que nous portons dans l’enfant conçu. Donnons-lui aussi sa chance.
Acceptons cette vie comme elle est car Dieu est assez puissant pour en faire quelque chose de grand. Sa miséricorde n’est pas un vain mot, mais elle est toujours à l’œuvre. Aussi tournons-nous vers le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.
P. François Emmanuel

« Père ,comme Tu es bon ,Tu nous a donné la vie, l’espoir l’amour
même au moment de nos faiblesses ,Tu ne nous abandonnes pas .
Bénis sois-Tu. »Irène

Commentaire d’Avril 2017 par le frère François Emmanuel

Commentaire d’Avril 2017

« Va, et désormais ne pèche plus !  »Jn 8,11

Aujourd’hui les lois et les médias veulent nous faire croire que l’avortement est un acte quelconque et sans conséquences. Mais c’est entretenir un déni des souffrances de toutes celles qui ont été victimes de ce drame et qu’on veut ainsi faire taire. On entretient un mensonge qui enferme les gens dans un silence et on n’aide pas les gens à sortir de leur détresse. Il faut avoir le courage de la vérité telle qu’elle est, car « la vérité vous rendra libre. » Jn 8,32.
Comme le rappelle le pape François dans Amoris Laetitia N° 42, « par amour de cette dignité de la conscience, l’Église rejette de toutes ses forces les interventions coercitives de l’État en faveur de la contraception, de la stérilisation ou même de l’avortement. » L’Eglise a toujours affirmé et affirmera toujours que : « l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables. » (GS 51).
Dès lors, comment guérir des blessures de l’avortement ?
Dieu seul peut nous redonner la joie lorsque le mal a pris le dessus sur nous. Dans sa Bonté infinie, Dieu a confié à ses prêtres le ministère de la miséricorde et de la réconciliation.
La première libération est bien ce sacrement qui nous remet en amitié avec Dieu. Dans ce sacrement c’est toute la tendresse de Dieu qui se déverse sur une âme contrite pour la consoler, lui pardonner et la remettre debout pour aller de l’avant.  « Va, et désormais ne pèche plus ! » dit Jésus à la femme adultère. Jn 8,11.
Mais pour cela il faut se reconnaitre pécheur sinon nous ne pourrons recevoir cette grâce immense de la guérison intérieure.
Le fils prodigue de la parabole de Jésus en Lc 15,1-32, ne s’attendait pas à un tel accueil de la part de son père. « Tandis qu’il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié; il courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement ». Il en est de même pour nous chaque fois que nous revenons vers Dieu en confessant nos péchés.
Lorsque l’on a sincèrement demandé pardon au Seigneur et que l’on a reçu l’absolution, il faut maintenant guérir de cette blessure.
Car le sacrement nous réconcilie avec Dieu et c’est le plus important, mais les blessures demeurent.
La guérison intérieure est nécessaire pour ne pas continuer à se culpabiliser et se décourager. Cette guérison est voulue par Dieu et elle est donc possible mais elle peut prendre du temps et elle ne se fera pas toute seule. En effet il faut se faire accompagner sur ce chemin de guérison, et les prêtres sont là.
Alors, en reprenant une vie chrétienne et en se nourrissant de la Parole de Dieu et des sacrements, nous pouvons retrouver la joie et témoigner « des merveilles que Dieu a manifesté en nous tirant des ténèbres du péché pour nous faire entrer dans la liberté des enfants de Dieu. » (cf. 1P 2,9)
La guérison se fera lorsque nous serons capables de dire avec la Samaritaine : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ?» Jn 4,29
Jésus est venu pour nous libérer de toute emprise du péché et nous redonner la joie de vivre en sa présence, sous son regard d’amour, et nous conduire ainsi aux joies de la vie éternelle dans son Royaume.
Dès lors, Dieu nous attend comme le père du fils prodigue. Il n’a qu’un seul désir c’est de nous serrer dans ses bras et nous revêtir de la robe nuptiale, c’est-à-dire de nous redonner toute notre dignité et nous faire participer à son festin.
Il est grand temps de se tourner vers les prêtres, spécialement durant ce temps du carême, car ils peuvent nous donner cette tendresse de Dieu et contribuer grandement à notre guérison intérieure.

P. François Emmanuel

Méditation Mars 2017 

Commentaire de Mars 2017
« Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas, – dit le Seigneur. » Is 49,15
Il ne suffisait pas de permettre à tous de recourir à l’avortement, maintenant on s’en prend à ceux qui veulent informer les femmes sur les conséquences d’un tel acte dans leur vie.
En espérant que ceux qui ont votés la loi l’ont fait sincèrement dans le but d’aider les femmes, il n’en reste pas moins que l’avortement est un meurtre qui laisse des traces dans la conscience pour de longues années. Même Mme Weil qui a proposé la loi autorisant l’avortement en France en 1975, disait « Aucune femme ne recours de gaité de cœur à l’avortement, il suffit d’écouter les femmes, c’est toujours un drame, cela restera toujours un drame… »
Il faut être sourd pour ne pas entendre justement les femmes qui crient leurs souffrances des conséquences de leurs avortements.
De plus le médecin a également l’obligation d’informer la femme des « risques et des effets secondaires potentiels » de l’IVG (art L2212-3 de la loi).
Maintenant on interdit d’informer sur les risques et les conséquences de l’avortement : c’est la nouvelle loi sur le délit d’entrave à l’avortement. L’état veut être le seul à décider ce qui est bon au mauvais pour une femme tentée par l’avortement.
« Fils des hommes, jusqu’où irez-vous dans l’insulte à ma gloire, l’amour du néant et la course au mensonge? » Psaume 4
Un article du journal Libération du 30 novembre 2016 disait : «c’est bien le fait de donner des informations fausses et dangereuses pour la santé des femmes, notamment des plus jeunes, tout en se présentant comme étant officiels, informatifs et neutres, qui doit être sanctionné». On est dans le déni de toutes séquelles consécutives à l’avortement. On ne veut pas entendre les souffrances de celles qui ont été trompés sur les conséquences de l’avortement, car on leur a fait croire que c’était une opération anodine ne comportant aucuns risques majeurs.
Justement ce texte se retourne contre leurs auteurs car ne pas informer sur les réels risques et les conséquences de l’avortement devient un délit et une non-assistance en personne en danger.
Mais cela la loi se garde bien de le dire.
Jamais l’enfant n’a autant été menacé que depuis ces dernières années. Sans parler des femmes qui ne savent plus vers qui s’orienter dans leurs situations de détresse.
Mais on n’enchaine pas la Parole de Dieu. « Tu ne tueras pas. » Dt 5,17 ; 20,13
Le Catéchisme de l’Eglise Catholique au Numéro 2271 nous rappelle : « Depuis le premier siècle, l’Eglise a affirmé la malice morale de tout avortement provoqué. Cet enseignement n’a pas changé. Il demeure invariable. L’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est gravement contraire à la loi morale : Tu ne tueras pas l’embryon par l’avortement et tu ne feras pas périr le nouveau-né (Didaché 2,2 cf. Barnabé, ep. 19,5 Epître à Diognète 5,5 Tertullien, apol. 9)… La vie doit donc être sauvegardée avec soin extrême dès la conception : l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables (GS 51). »
Et tout récemment le pape François dans la lettre apostolique Misericordia et Misera : « Je voudrais redire de toutes mes forces que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente. Cependant, je peux et je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la miséricorde de Dieu quand elle trouve un cœur contrit », explique-t-il.
Et St Paul de nous encourager à continuer en nous appuyant sur le Christ Jésus : « Qui nous séparera de l’amour du Christ? La tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive? 36 Selon le mot de l’Ecriture: A cause de toi, l’on nous met à mort tout le long du jour; nous avons passé pour des brebis d’abattoir. 37 Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés. 38 Oui, j’en ai l’assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, 39 ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur. » Romains 8,35-39
Puisse de nombreux hommes et de femmes avoir le courage de résister à la pression ambiante pour se tourner avec confiance vers la Parole de Dieu qui sauve et qui guérit.

Méditation du mois de Février La vie est sacrée

Bonjour les ami(e)s Dans deux jours Notre Dame de Lourdes
Journée mondiale des malades ,Je vous invite à méditer ce texte et à ne pas hésiter à le diffuser Ce texte a été écrit par le frère François Emmanuel de la communauté saint Jean Bruxelles
En union de prières
Méditation de février 2017
« Toute vie est sacrée! »
Le 11 février, en la fête de Notre Dame de Lourdes, nous avons la journée mondiale des malades.
Nous sommes invités à nous décentrés de nous-mêmes pour nous ouvrir à nos frères et sœurs souffrants. C’est ainsi que l’on sort de son égoïsme qui nous replie sur nous-même et nous rend indifférents aux autres.
C’est le Christ qui souffre en tout être vivant, puisqu’en prenant notre nature humaine, Il s’est uni à toute l’humanité. Ainsi chaque malade est enveloppé d’une tendresse toute particulière de Dieu.
Il est beau de voir le dévouement de tant d’hommes et de femmes qui se mettent au service des malades, quelques soient leur maladie. Cette solidarité auprès des malades n’est pas réservée aux seuls personnels de la santé. Chacun de nous est concerné par la maladie et la souffrance. Car un jour ou l’autre c’est nous qui seront malade et qui auront besoin qu’on vienne à notre aide.

Il y a des maladies ou l’on ne peut même plus crier car la souffrance est trop forte.
Face à la maladie la réponse c’est l’attention, une présence et des soins, pour que la personne garde sa dignité et puisse reprendre des forces et vivre auprès des siens.
Mais ce n’est certainement pas se débarrasser du patient gênant en hâtant sa mort par l’euthanasie.
Il en a aussi qui souffrent sans être entendus, comme le cri silencieux de l’enfant dans le sein de sa mère qui est torturé avant d’être tué par avortement.
Nous avons tous été un embryon vulnérable et totalement dépendant du bon vouloir de sa mère et aussi de son père.
Il nous faut retrouver un sens de la valeur de la vie depuis la conception jusqu’à la mort naturelle.

« Faisons progresser la culture de la vie en réponse à la logique du rebut et au déclin démographique. Soyons proches et ensemble prions pour les enfants qui sont en danger d’interruption de grossesse, ainsi que pour les personnes qui sont en fin de la vie – toute vie est sacrée! – afin que personne ne soit laissé seul et que l’amour défende le sens de la vie. » Disait le pape François à l’Angélus du 5 février.
La prière est la première des thérapies, le premier remède face à la maladie car c’est en se remettant entre les mains de Dieu que nous pourrons apporter un réel réconfort à ceux qui sont éprouvés.
La Vierge Marie à Lourdes nous est donnée pour être « Salut des malades et Consolatrice des affligés » puissions-nous l’invoquer dans nos prières afin qu’elle nous manifeste la tendresse de Dieu pour chaque être humain.
« O Marie, notre Mère,
qui, dans le Christ, accueille chacun de nous comme un enfant,
soutiens l’attente confiante de notre cœur,
secours-nous dans nos infirmités et nos souffrances,
guide-nous vers le Christ ton fils et notre frère,
et aide-nous à nous confier au Père qui accomplit de grandes choses. »
Prière du pape François pour la journée des malades.
Fr François Emmanuel

Méditation du Frère François Emmanuel

 
Méditation de janvier 2017

« Tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t’aime.»
Isaïe 43,4
En ce début d’année il nous faut de nouveau entendre l’appel du Seigneur exprimé par les prophètes, un appel à la conversion et à la sanctification.
Déjà le prophète Isaïe annonçait la libération au peuple qui était déporté et persécuté. Mais il annonçait un Serviteur Sauveur qui assurerait le salut de toutes les nations.
Dieu n’est pas insensible aux souffrances des siens : il connait les épreuves de chacun et c’est pourquoi il est venu lui-même nous apporter le salut.
La venue du Sauveur, le Christ Jésus, dont nous venons de fêter la naissance, nous redonne l’espérance. C’est par amour pour nous que Dieu envoya son Fils Jésus, né de la Vierge Marie.
Il veut redire à chacun : « Tu as du prix aux yeux de Dieu ». Même si nous sommes la cause de nos souffrances des suites de nos péchés, la Parole de Jésus, qui est Parole de Dieu, peut nous redonner vie. Le regard de Dieu sur nous est toujours un regard de miséricorde et d’amour, car il ne veut pas qu’un seul de ses petits ne se perde.
Les prophètes d’autrefois et aujourd’hui les prêtres (et tous les chrétiens) sont envoyés par Dieu pour annoncer cette bonne nouvelle : dire aux hommes et femme de notre temps qu’ils sont aimés de Dieu. Nous devons le dire « à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre. » 1Cor 1,2
C’est Dieu qui a pris l’initiative de rejoindre notre humanité blessée et défigurée par son péché.
St Jean Baptiste nous a désigné Jésus en disant : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». Car c’est bien du péché dont nous avons besoin d’être sauvé. Tous doivent entendre cette bonne nouvelle : les prisonniers et les exclus d’aujourd’hui, ceux qui se sentent coupables et ceux qui sont seuls Oui Jésus vient rejoindre notre humanité blessée, c’est lui qui a l’initiative et il sait que nous avons besoin d’être sauvé car sans lui notre humanité tombe en ruine.
Le Christ prend sur lui tout le péché du monde pour nous en libérer. Un jour, il dira que « le Fils de l’Homme est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus ».
Nous pouvons le rencontrer dans le sacrement de la miséricorde et et dans le sacrement l’Eucharistie. C’est un cadeau qu’il nous offre gratuitement pour nous montrer qu’il nous aime en restant présent au milieu de nous.
Que tous puissent le découvrir et le faire connaitre.

Fr François Emmanuel csj