Père Francois Emmanuel .Commentaire de mois de mai

Commentaire de Mai 2018

« Je suis le chemin la vérité et la vie. Personne ne va vers le Père sans passer par moi.» Jn 14,6

La résurrection du Christ, apporte une lumière nouvelle sur les paroles de Jésus. Désormais la Vie à vaincu la mort.
L’homme dans son désir effréné de bonheur cherche par tous les moyens à s’affranchir de sa condition d’être humain limité et fragile.
De plus en plus les nouvelles possibilités techniques tendent à instrumentaliser l’être humain.
Mais ce que l’homme cherche au plus profond de son cœur c’est de vivre et d’aimer. Quel est le chemin de ce bonheur ?
Ce n’est pas par la découverte de nouvelles techniques, que nous le trouverons. Et les marchands de bonheur sont nombreux aujourd’hui. Ils veulent nous faire croire qu’avec ce que la science est en train de découvrir, nous serons bientôt délivrés de tout soucis de santé, de tout handicap, de toute limite. Car avec l’avènement des robots, du Trans-humanisme, et avec la sélection d’êtres les plus parfaits, plus rien ne pourra échapper au contrôle de scientifiques qui imposeront leur vision de la vie. La tentation de fabriquer des bébés « parfaits » ne cesse grandir. Mais la conception sur mesure d’enfants crée de nouvelles formes de discrimination, c’est une façon de soumettre la vie à la biotechnologie.
L’eugénisme devient tout à fait normal et même ceux qui s’y opposeraient sont déjà condamnés.
La vraie réponse qui peut sortir l’homme de ces ténèbres c’est Jésus qui nous l’a donnée : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie »
C’est en accueillant cette parole avec foi que s’ouvre alors à nous ce chemin qui mène à la vraie Vie. C’est en contemplant le Christ qui était mort mais qui est vivant pour toujours que nous pourrons nous aussi participer à sa vie éternelle.
Seul Jésus peut redonner vie à nos cœur meurtris. St Jean nous dit : « Voilà comment nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous apaiserons notre cœur ; car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. » Il nous faut donc mettre notre foi en Jésus Christ qui ne veut pas la mort du pécheur mais sa conversion et son bonheur.
Et puisque le débat sur la sortie de l’IVG du code pénal a repris sur la scène politique belge, nous devons prier pour que les décideurs aient une conscience éclairée par l’Esprit Saint.

P. François Emmanuel

Meditation d’avril du Père Francois Emmanuel

Méditation d’avril 2018

« La vie a jaillie du tombeau. Alléluia ! »

En ces jours, nous fêtons la victoire de la Vie sur la mort. Car le Christ Jésus, qui a été mis à mort et a été ensevelis, est sorti vivant du tombeau : Il est ressuscité. Alléluia !
C’est plus la grande des bonnes nouvelles annoncées jadis par Marie-Madeleine, mais qui est toujours d’actualité. Désormais la mort n’aura plus jamais le dernier mot.
Nous venons de fêter ce grand jour qui redonne l’espérance à toute l’humanité, car, si nous ne le savions pas encore, toute vie a du prix aux yeux de Dieu. Celle du plus petit et celle du plus âgé, du bien portant comme celle du malade ou de le handicapé, de l’innocent comme de celle du brigand, du condamné, de l’exclus. Jésus avait dit : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi-même s’il meurt, il vivra. » Jn 11,25
Oui Dieu n’oubliera personne : tous nous ressusciterons aussi bien celui qui aura vécu longtemps sur la terre que l’enfant avorté ou le mort-né.
« Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi… » 1Corinthiens 15,17

Il y a plus de 2 000 ans on a voulu cacher cette nouvelle extraordinaire de la résurrection de Jésus, et on a fait courir un mensonge : « Vous direz ceci: Ses disciples sont venus de nuit et l’ont dérobé tandis que nous dormions… Les soldats, ayant pris l’argent, exécutèrent la consigne, et cette histoire s’est colportée parmi les Juifs jusqu’à ce jour. » Matthieu 28,13,15
Il ne leur avait pas suffi de faire mourir le juste pas excellence il veulent encore l’effacer de leur mémoire. Mais comme on dit « les faits sont têtus » et on n’arrêtera pas la Parole de Dieu de se propager car il en va du salut de tous. Qu’on le veuille ou non, seule la foi en Jésus, mort et ressuscité, peut nous redonner vie.
Mais non; le Christ est ressuscité d’entre les morts… » 1Corinthiens 15,20 C’est le fondement de notre foi et c’est cette même foi qui fait vivre l’Eglise depuis le début.

Bien plus Jésus avait dit : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. » Jean 6,54
Alors si la vie d’un être humain a tant de valeur pour Dieu, ne doit-elle pas en avoir autant pour nous ?
Aujourd’hui encore on essaye par tous les moyens de faire croire qu’un être conçu n’a pas droit de vivre s’il ne correspond pas à notre désir, à nos critères de sélection. Le législateur veut être maitre de la vie et de la mort en faisant croire que c’est pour le bien de l’humanité !
Or Dieu a dit : « tu ne tueras pas », n’en déplaise à tous ces hommes de loi qui ont rendu légal le droit de tuer les enfants dans le sein de leur mère. Et de même ceux qui ont rendu légal le droit d’euthanasier les enfants.
Alors soyons courageux pour annoncer la victoire du Christ sur la mort et le péché et engageons-nous au service de la vie pour que plus aucun enfant ne soit tué, mais que l’on fasse tout ce que l’on peut pour sauver une vie.
Alléluia !

Père François Emmanuel

Méditation Janvier 2018


Méditation Janvier 2018
« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. »
Jean 3,16
Une nouvelle année nous est donnée pour repartir avec un élan nouveau. Il nous faut redécouvrir les merveilles que Dieu nous a fait connaitre : les beautés de la nature, la joie de vivre en famille, entre amis…
Mais il y a une joie toute particulière que Dieu a voulu nous faire connaitre, c’est la joie de donner la vie. C’est que nous avons fêté avec le temps de Noël. Dieu s’est fait petit enfant en Jésus Christ. Marie avait une telle hâte de mettre au monde son fils et de le contempler dans sa petitesse et elle était toute heureuse d’accueillir les bergers, puis les mages venus pour se prosterner devant son enfant qui est le Fils de Dieu, le Roi de l’univers.
La naissance d’un enfant est toujours une bonne nouvelle, même si les conditions de sa venue sont difficiles et compliquées. Il n’était pas facile pour Marie et Joseph d’aller à Bethléem alors que c’était les jours qui précédaient l’accouchement. Ils devaient être anxieux de ne pas trouver une place convenable dans leur ville d’origine et il leur fallait une grande foi en Dieu pour découvrir que c’est dans une crèche qu’il fallait que Marie mette au monde son Fils Jésus.
Mais Dieu veillait sur la sainte Famille, comme il le fait encore et le fera toujours pour toute famille qui attend un enfant. Car un enfant, comme tout être humain, est toujours créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Dieu ne peut pas être indifférent à une mère qui attend un enfant car il a connu lui-même la condition d’un enfant dans le sein de sa mère jusqu’à la naissance.
De plus, un enfant est toujours heureux de naitre et de voir le monde qui a été créé pour lui.
C’est la Joie de Dieu qui nous a tant aimé qu’il nous a donné son Fils bien-aimé. Dieu ne se lasse pas de donner la vie, et de créer de nouveaux être qui exprimeront quelque chose de Dieu et feront la joie de ses parents.
Ne privons pas les enfants conçu de connaitre un jour cette joie, mais faisons confiance à la Providence qui ne se trompe jamais dans ses desseins.
Fr François Emmanuel csj

Méditation de décembre 2017

« O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

Comme chaque année nous avons fêté l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, le 8 décembre.
Cette fête tombe dans le temps de l’Avent pour nous préparer aux fêtes de Noël.
Si Dieu a pris en considération le premier instant de la conception de la Vierge Marie en la préservant de tout péché, il ne peut pas se désintéresser de tout enfant conçu dans le sein de sa mère.
Tout porte à croire que l’âme est créée dès le premier instant de la conception, puisqu’il en est ainsi pour la Vierge Marie. Or Marie est une créature de Dieu comme nous. Si Marie est préservée du péché dès sa conception c’est qu’elle avait une âme. Et pour qu’il y ait péché il faut qu’il y ait une âme.
Nous devons avoir autant de respect pour tout être conçu, car nous ne savons pas le plan de Dieu sur chaque enfant conçu. Mais ce que nous savons c’est que nous sommes tous aimés par Dieu dès le premier instant de notre vie.
Dès lors l’avortement apparait comme un crime odieux car il vient supprimer une vie déjà commencée.
Même s’il n’y a que Marie qui est conçue sans péché, nous serons rendus immaculé par le bain du baptême. Car par la grâce du baptême l’âme est lavé de tout péché et reçoit la vie divine. C’est ce à quoi nous sommes tous appelés.
De plus la Miséricorde de Dieu nous est redonnée chaque fois que nous nous tournons vers le Christ en reconnaissant nos péchés.
C’est en regardant la beauté de Marie, elle qui est « pleine de grâce », que nous pouvons retrouver l’espérance et la pureté du cœur. C’est avec elle que nous pouvons nous préparer à accueillir cet enfant béni qui nous est donné pour nous sauver et réjouir notre cœur.
Notre histoire n’est pas finie ; elle commence plutôt, dès que nous acceptons de prendre Marie chez nous, dans notre cœur, dans notre vie. Ainsi lorsque nous redisons souvent la salutation de l’Ange : « Réjouis-toi Marie… » nous nous laissons éduquer par elle.
C’est elle qui saura nous attirer les grâces dont nous avons besoin pour accomplir notre mission et à notre tour, réjouir le cœur de Jésus et de sa Mère.

Fr François Emmanuel

Commentaire du mois de novembre Frère François Emmanuel

Voici le commentaire du frère François Emmanuel pour le mois de novembre A méditer et n’hésitez pas à le diffuser
Bonne journée
Méditation de décembre 2017
« Heureux les pauvres de cœurs, le Royaume des cieux est à eux. »
Le mois de novembre a commencé dans la joie avec la grande fête de la Toussaint. Fête de l’Espérance qui nous oriente déjà vers le Ciel et la vie éternelle de bonheur. Les saints nous invitent à suivre le Christ pour que nous puissions les rejoindre un jour. Car dans l’évangile de ce jour, Jésus nous as donné les béatitudes qui sont autant de chemins de bonheur. « Heureux les pauvres de cœurs, le Royaume des cieux est à eux. »
Cette première béatitude est au présent car elle nous permet de vivre déjà de quelque chose de ce bonheur que nous vivrons un jour en plénitude. Oui heureux maintenant les pauvres de cœurs.
Il y a donc un chemin de bonheur qui nous est proposé et ce chemin c’est Jésus lui-même : « Je suis le chemin, la vérité et la Vie » Jn 14,6
Le 2 novembre nous avons commémorés tous nos frères et sœurs défunts. Nous avons un devoir de mémoire envers ceux que nous avons connus. Notre prière peut leur obtenir l’entrée dans la Gloire de Dieu. Il est bon aussi d’aller au cimetière pour se recueillir sur la tombe d’un être cher. C’est un acte fondamentalement humain.
Une famille rencontrée dans un cimetière me disait sa désolation de ne pas pouvoir honorer leur maman défunte parce que ses cendres avaient été dispersées comme elle le désirait. Ils voulaient mettre des fleurs sur sa tombe comme cela se fait depuis toujours. Mais, ou les mettre ? Il n’y a même pas une simple plaque avec son nom dessus. Ils n’avaient pas pensé qu’ils ne pourraient plus accomplir ce geste.
Ne pas avoir un lieu où reposent nos défunts est inhumain. On risque d’oublier de prier pour eux. Pourtant, même le soldat inconnu à son monument !
Et n’oublions pas de prier pour les enfants conçus et qui n’ont pas pu naitre. Ils font aussi partie de notre famille et, si nous les offrons au Seigneur, ils pourront être pour nous, de puissant intercesseur auprès de Dieu.
Prier pour les âmes du purgatoire est un acte de charité. Ainsi lorsque ce sera notre tour d’entrer dans le Royaume de Dieu, ils seront les premiers à nous accueillir.
Fr François Emmanuel csj

Méditation frère François Emmanuel « Octobre « 

Méditation d’octobre 2017

En ce mois du rosaire il est plus qu’urgent de se tourner vers Marie. Surtout que ces jours-ci la vie humaine est de nouveau menacée par des projets de lois ou des directives qui veulent rendre légale le droit de tuer les plus fragiles d’entre nous, que ce soit par l’avortement ou par l’euthanasie. On sait que depuis que la loi sur l’euthanasie des enfants a été votée, il y a eu 2 cas d’euthanasie sur mineurs en Belgique. Certains s’en sont réjouis. Mais comment en peut-on se réjouir de la mort d’un être humain ? Dans le cas de l’avortement, on ne s’intéresse pas à l’enfant, on le ne nomme même plus. L’enfant est vu comme un gêneur, il est considéré comme la cause de tous les maux et dont il faut se débarrasser au plus vite pour le bien de tous.
On prétend ainsi aider une mère dans la détresse en l’autorisant à avorter, et on ne lui parle presque jamais des conséquences de l’avortement, des souffrances qu’elle devra endurer durant de longues années, voire toute sa vie. Seul la conversion au Christ pourra leur permettre de recevoir la miséricorde du Seigneur et les aidera à continuer de vivre réconciliée avec leur enfant avorté et avec Dieu.
Pour l’euthanasie, au lieu de développer des soins palliatifs et d’aider la personne à s’acheminer vers sa fin naturelle, on veut écourter sa vie, sous prétexte de supprimer la souffrance, comme on achève un animal qui souffre.
Voici ce que déclarait le supérieur général des Frères de la Charité :
« Le Pape Jean Paul II parlait d’un glissement d’une « culture de vie » vers une « culture de mort ». Certains prétendent que refuser l’euthanasie à quelqu’un qui souffre sérieusement et sans issue est un acte impitoyable. Est-ce que le mot « compassion » n’est pas abusé et infléchi vers le contraire de ce qu’il signifie à l’origine : un acte par lequel on donne une vie meilleure et plus pleine à son prochain ? Est-ce que tuer peut devenir un acte de compassion ? Est-ce que nous ne devons pas plutôt apprendre à donner une place à la souffrance qui nous arrive tous dans la vie, faire tout pour guérir et surtout pour adoucir cela par la présence de prochains qui savent ce qu’est la compassion ? Tout cela n’a rien à voir avec une glorification déplacée de la souffrance, ni avec un acharnement thérapeutique. » (cf . zenit.org du 11 10 2017)
Nous demanderons à La Vierge Marie de nous aider à ne pas nous laisser contaminer par cette culture de mort, et qu’en tant que Mère, elle nous apprenne à respecter toute vie dès la conception jusqu’au terme de la vie naturelle.

Fr François Emmanuel

Méditation :commentaire du mois de septembre

Commentaire de Septembre
Avec la reprise des activités en ce mois de septembre, le Seigneur veut nous aider en nous redonnant sa Mère. Avec la fête de la Nativité de la Vierge Marie et celle de Notre Dame de douleurs, (le 15) au lendemain de la fête de la Croix Glorieuse, c’est un appel à nous tourner vers Marie, Celle qui nous a donné l’auteur de la Vie : son fils bien aimé Jésus-Christ.
La naissance de Marie annonce déjà celle de Jésus, qui est venu pour « que nous ayons la vie en abondance. » Jn 10,10
Dieu veut, par-là, nous insuffler un nouveau souffle pour continuer notre vie et ne pas nous laisser influencer par prophètes de malheur qui veulent soit nous désespérer soit nous endormir dans notre petit monde sans soucis.
Certains disent que chez nous en Europe on est à l’abri de toutes ces guerres, même si régulièrement on entend des attentats dans nos grandes villes. Alors on s’émeut un moment et en fin de compte on reprend ses habitudes comme si de rien n’était.
Et pourtant il y a aussi un combat ici et qui est beaucoup plus sournois parce qu’il se passe dans les salles des parlements. La plupart des gens ne sont au courant de rien de ce qui se trame actuellement. Le Comité des droits de l’homme de l’ONU est en train de réviser le droit à la vie dans le but d’imposer à tous les États la légalisation de l’avortement, du suicide assisté et de l’euthanasie au nom même du droit à la vie ! On est tombé dans l’absurde : comment peut-on à la fois demander le droit de supprimer la vie d’un être humain et en même temps vouloir respecter le droit à la vie.
Ce qui paraissait impensable et contre le bon sens il y a 10 ans, va devenir non seulement un droit mais devoir sous peine de sanctions. L’enfant conçu dans le sein de sa mère n’a plus le droit de naitre, il est livré au bon vouloir du législateur. Dans notre société ou on a l’habitude de faire taire sa conscience et de ne rien dire face au scandale de ces lois iniques, qui osera aller à l’encontre de ces lois ? Qui élèvera la voix pour rappeler que la vie est sacrée dès le premier moment de la conception jusqu’à la mort naturelle ?
C’est ce que ne cesse de dire l’Eglise et le pape François. « La vie humaine est sacrée et inviolable. Le droit civil repose sur la reconnaissance de ce droit à la vie, « primordial et fondamental » et « qui n’est subordonné à aucune condition ni qualitative, ni économique, ni idéologique…L’avortement ou l’infanticide sont des crimes abominables. » Pape François le 11 avril 2016.
Mais la majorité du Comité avait décidé en mars 2016 de retirer toute référence à l’enfant, estimant, selon l’une de ses membres, « qu’il n’apparaissait pas nécessaire de mentionner le droit à la vie du fœtus », comme si la vie humaine ne commençait qu’avec la naissance !
Le pape continuait : « Protéger la vie, à toutes ses phases, avec courage et amour »
« Il incombe aux chrétiens de témoigner toujours pour protéger la vie, à toutes ses phases, avec courage et amour. Je vous encourage à le faire sans cesse en montrant votre proximité : que chaque femme se sente considérée comme une personne écoutée, accueillie, accompagnée. »
Oui la miséricorde de Dieu est grande pour le pécheur qui se repend et se détourne de ses actions mauvaises, mais s’il refuse cette surabondance d’amour en se détournant de Dieu il en souffrira pendant longtemps.
Alors choisissons le chemin de vie que Dieu nous trace et prenons Marie pour Mère et bien vite la joie nous sera donnée.
P. François Emmanuel

Méditations du mois d’aout -Pa le frère Francois Emmanuel

« La princesse est menée vers le Roi. Elle entre dans son palais. »

En ce 22 aout nous fêtons la Vierge Marie Reine. C’est vers elle que nous tournons nos regards spécialement lorsque nous sommes en détresse. Marie a connu aussi ces heures difficiles mais elle restait toujours tournée vers son Fils Bien aimé.
Avec cette fête de Marie Reine, c’est toute l’Eglise qui est en fête. Car Marie manifeste la grande victoire de l’amour victorieux de tout mal. Marie est restée fidèle à la Grâce reçue dès son Immaculée conception. Elle n’a cherché qu’à faire en toutes choses la volonté de Dieu.
Et c’est maintenant son Fils Bien aimé qui la couronne comme Mère et Reine du Ciel et de la terre.
Elle a mis au monde l’auteur de la vie. Désormais nous savons que tout ce que demande Marie, la Reine de l’univers, elle l’obtient, car Dieu ne peut rien refuser à sa fille Bien-aimée.
Aussi nous pouvons tout lui demander. Dans la vision de l’Apocalypse, elle nous est présenté comme la femme « enveloppée du soleil la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête » Apocalypse 12,1 Aucune éclipse ne saurait éteindre l’action de Marie qui resplendit éternellement dans le Ciel.
C’est déjà la gloire de sa victoire qui nous est montrée.
Sa victoire c’est d’avoir été fidèle jusqu’au bout. Elle triomphe aussi du Dragon qui est le Serpent des origines. Marie peut nous aider à vaincre cet ennemi qui ne cherche qu’à nous perdre et qui sait si bien nous séduire.
Si, par notre péché, nous nous sommes laissé entrainer dans le mal, nous savons qu’elle peut nous arracher au pouvoir maléfique par son intersession.
Tous ceux qui ont eu recours à elle ont été sauvés. Ce que disait si bien St Bernard dans sa célèbre prière du souvenez-vous. Et à Fatima elle annonce déjà la victoire définitive : « A la fin mon cœur Immaculé triomphera. »
Ne doutons pas de sa parole, mais invoquons-la et rendons grâce à Dieu de nous avoir donné une telle Mère.

Fr François Emmanuel csj

Commentaire de juillet 2017 ….frère François Emmanuel

Commentaire de juillet 2017

« Femme pourquoi pleures-tu ? » Jn 20,15

L’an dernier, au cours de l’année de la miséricorde, le pape François élevait la mémoire de Ste Marie Madeleine au rang de fête. Cela veut dire que désormais elle est vénérée au même titre que les apôtres étant elle-même l’apôtre des apôtres. Ce sera le 22 juillet.
C’est une grande joie pour nous qui l’avons pour patronne de notre église, mais aussi pour toute l’Eglise.
En effet son témoignage de vie est toujours plus actuel à en croire les nombreux fidèles qui aiment se rassembler dans les différents lieux où elle est vénérée.
« Femme pourquoi pleures-tu ? » lui demande le Christ, alors qu’elle s’approche du sépulcre pour embaumer son corps au matin de la résurrection.
C’est encore ce que Jésus ne cesse de dire au cœur de toutes les femmes si souvent blessées et déçues comme pouvait l’être celui de Marie Madeleine.
Mais Marie Madeleine a beaucoup aimée Jésus, c’est ce qui lui a permis d’avoir le courage de suivre Jésus jusqu’à la croix.
Auparavant Jésus, dans sa grande miséricorde, l’avait délivrée de 7 démons. C’est pourquoi elle est bien une de celles qui a le plus bénéficié de la Miséricorde divine.
Marie Madeleine représente bien tous ceux et toutes celles qui sont blessées jusque dans leur chair.
L’Ecriture est très pudique sur la vie qu’a menée Marie Madeleine avant que le Seigneur l’ai délivrée de ses démons. Chacun peut se reconnaitre en Marie Madeleine, et tous nous pouvons imiter son grand amour pour Jésus.
Dieu est miséricordieux et il n’aime pas faire étalage de nos fautes passées c’est pourquoi il les efface.
Par contre le démon ne cesse de faire mémoire de nos fautes pour nous désespérer car il est « l’accusateur, celui qui nous accuse jour et nuit devant notre Dieu. » Ap 12,10
Mais nous savons qu’il est vaincu par la victoire de Jésus qui a versé son sang pour notre salut.
Ainsi ceux qui ont recours à la Miséricorde divine échappent au jugement.
Jésus est venu essuyer toutes les larmes de nos yeux, car il est remué jusque dans ses entrailles en nous voyants dans de telles misères.
« Mais le Seigneur aime la vérité au fond du cœur » Ps 50,8
Se reconnaitre pécheur devant lui, qui n’est qu’Amour, est la seule voie du salut et de la joie, parce qu’Il est venu pour nous sauver. Il n’est pas venu pour nous ôter toute joie, bien au contraire. Il est venu pour nous donner la vraie joie, celle de la libération, celle de l’Evangile et c’est lui seul qui peut la conserver et la faire grandir.
Qu’en cette fête de Ste Marie Madeleine, nous n’hésitions pas à lui demander de nous donner son grand amour pour Jésus et qu’à notre tour nous ayons le courage de témoigner de ce que le Seigneur a fait pour nous dans sa grande miséricorde, car beaucoup attendent ce témoignage de nous.

P. François Emmanuel

Méditation mensuel « mois de Mai »

Voici la méditation mensuel du mois par le Père Francois Emmanuel
Commentaire de Mai 2017

« Je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance ! »Jn 10,10

En ce temps pascal ou nous fêtons la résurrection de Jésus, nous nous réjouissons de la victoire de Jésus sur toutes les forces du mal et sur la mort.
La mort désormais n’a plus le dernier mot, car : « La mort a été engloutie dans la victoire. » 1Cor 15,54
Dès lors nous devons faire disparaitre de notre vie tout ce qui nous mène à la mort, et ne pas nous laisser influencer par ceux qui promeuvent une culture de mort. Et les tentations sont nombreuses aujourd’hui.
Il suffit de regarder ce que les média nous déversent à longueur de journée sur nos écrans de télé, ordinateurs, tablettes, smartphones…
Le pape François disait récemment : « Ce n’est pas facile de résister à ces tentations mais c’est possible si nous sommes greffés sur Jésus : ‘Demeurez en moi comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi’ ».
Seul le Christ mort et ressuscité peut nous dire une parole vraie, une parole de qui nous fait vivre.
« Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. » Jn 6,63
Nous avons besoin d’entendre ces paroles de réconfort de la part de Dieu ; mais nous avons aussi besoin de les entendre de la part de notre entourage.
C’est dans les moments de détresse, face à une grossesse in-désirée, que nous avons le plus besoin de quelqu’un qui ne nous mentent pas pour nous faire plaisir, mais au contraire qui nous parle en vérité pour nous libérer des emprises de l’angoisse et du mal. « La vérité vous libérera. » Jean 8,32
Il est difficile d’accepter les conséquences de nos actes car nous ne les mesurons pas toujours avant d’agir. Lorsque c’est la passion seule qui nous pousse à agir, nous sommes désemparés lorsque les effets que nous n’avions pas prévus ou que nous n’avions pas voulu voir, nous tombent dessus. Alors, souvent nous réagissons dans la panique et commettons des actes qui seront encore plus dévastateurs.
Il faut savoir s’entourer de vrais témoins de l’Espérance, qui ne cherchent pas leur intérêt mais notre bien véritable.
N’oublions jamais que notre vie ne s’arrête pas après une faute aussi grave soit elle. Non, la vie continue et nous pourrons rebondir et retrouver joie et espérance, si nous savons prendre le bon chemin.
La vie continue, et Dieu ne nous supprime pas après nos fautes ; aussi ne supprimons pas la vie que nous portons dans l’enfant conçu. Donnons-lui aussi sa chance.
Acceptons cette vie comme elle est car Dieu est assez puissant pour en faire quelque chose de grand. Sa miséricorde n’est pas un vain mot, mais elle est toujours à l’œuvre. Aussi tournons-nous vers le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.
P. François Emmanuel

« Père ,comme Tu es bon ,Tu nous a donné la vie, l’espoir l’amour
même au moment de nos faiblesses ,Tu ne nous abandonnes pas .
Bénis sois-Tu. »Irène